L’ouverture des pistes le 1er avril: poisson d’avril?

19 mars 2011

Attention, le printemps arrive à grands pas! La date officielle d’ouverture de la majorité des pistes cyclables de la ville de Montréal est le 1er avril. Du moins, en théorie. On a vu dans les années passées que beaucoup ouvraient avec plusieurs semaines de retard…

Évidemment, il y a des différences d’une piste à l’autre. Celle de Maisonneuve, avec sa séparation en béton, n’a pas besoin de grand chose une fois la dernière neige partie pour être « ouverte »! Par contre des pistes comme Rachel et Brébeuf nécessitent l’installation de centaines de bollards (les poteaux de plastique vert), après le déplacement des voitures stationnées. Pour les bandes cyclables comme celle de Saint-Urbain, il faut impérativement les repeindre sinon elles n’existent tout simplement pas.

Le Montréal À Vélo aimerait savoir comment ça se passe par chez vous! Les pistes sont-elles fonctionnelles dans les temps? Y a-t-il encore des voitures stationnées ou des nids-de-poule? En distingue-t-on encore la peinture après l’hiver?

Il ne faut pas négliger de rapporter tout problème en appelant le 311. Il est facile de tomber dans le cynisme face à la ville mais plus productif de brasser un peu la cage! Quand vous les appelez, n’oubliez pas de demander un numéro de dossier pour effectuer le suivi, et envoyez-nous le! Nous pourrons vous supporter face à l’administration.

***

Springtime is fast coming!  On April 1, many of the City of Montreal’s bike paths officially open. At least in theory.  In recent years, they have opened weeks late.

There’s many kinds of bikeways of course. With its permanent concrete divider, nothing much needs to be done for downtown’s Maisonneuve path to be ‘open’. But for paths like Rachel and Brébeuf, the city installs hundreds of green bollards. For paint-only lanes like St Urbain, the lines need to be repainted or the lane doesn’t really exist.

Montréal À Vélo would like to hear from you! What’s the status of paths in your area? Are they opening on time or late? Are cars parking in the path after its opening date? Are they full of potholes? Is the paint invisible after months of winter?

We also encourage you to report these problems to the city when you see them. It’s easy to be cynical about the City, but more productive to call 311. The squeaky wheel gets the grease!  Make sure to ask them for a dossier number and send that number to us!


Appel de textes: Vélocité édition spéciale

7 décembre 2010

Appel de textes à faire circuler!
Journal cycliste Vélocité + État du vélo utilitaire au Québec

Salutations cyclo-militantes!

Le collectif Montréal à Vélo, en collaboration avec Vélo 4 Saisons, souhaite donner une voix à la cause cycliste telle qu’elle est vécue à travers le Québec. Une édition spéciale du journal Vélocité, consacrée à faire l’état des avancées – et des stagnations – du cyclisme utilitaire dans toutes les villes de la province. Un journal unitaire de nos luttes cyclistes, qui circulerait en format PDF et pourrait être imprimé et distribué par les collectifs locaux ou des individus.

Mais surtout, c’est une chance de se reconnaître, de partager nos cyclofrustrations (et nos cyclojoies!) et de voir que nous ne sommes pas isolés dans nos luttes mais bien que nous travaillons tous et toutes à la même Vélorution!

Nous vous invitons à prendre part à ce grand projet comme vous pourrez! Nous recherchons:

  • Des articles d’environ 1000 mots (surtout!)
  • Des brèves de 500 mots ou moins
  • Des caricatures concernant votre actualité cycliste locale ou nationale
  • Des photos avant-après d’un aménagement de votre région (avec explications)
  • Des récits, poèmes, dessins, statistiques, photo-reportages, de l’autofiction, de la science-fiction, des tristes réalités, joyeuses nouvelles, analyses du mouvement, bref tout ce que vous avez à dire sur le cyclisme utilitaire et le vélo comme transport alternatif à l’automobile!
  • La date de tombée est le 20 décembre pour une parution en janvier.

    Vous pouvez envoyer vos contributions, suggestions, ou tout message à montrealavelo@gmail.com.

    Au plaisir de vous lire!

    le collectif MAV et V4S
    http://www.montrealavelo.org/
    http://www.velo4saisons.org/
    http://www.facebook.com/pages/Montreal-a-Velo/142800639089582


    Un pastiche de Lysiane Gagnon

    14 novembre 2010

    Dans la chronique Abribus de millionnaires, parue dans La Presse le 11 novembre 2010, Lysiane Gagnon dénonce que la ville consacre 14 millions à de nouveaux abribus. Elle s’insurge également de l’importance accordée aux pistes cyclables.

    La chronique de Lysiane Gagnon parle aussi de la nouvelle mouture du projet de réfection de l’échangeur Turcot, qu’elle est soulagée de voir enfin construit par et pour des adultes rationnels. Il paraît plus logique au Collectif Montréal à vélo de dénoncer plutôt ce projet, qui, rappelons-le, représente un investissement de plus de 3 milliards de dollars. Voici donc un pastiche de la chronique de Madame Gagnon.

    Échangeur de milliardaires

    On encourage les transports en commun et les transports actifs, de même que la cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes, et je suis bien la première à m’en réjouir. Mais est-ce une raison pour imposer aux citoyens un échangeur de milliardaires?

    Reconstruire un échangeur vieux de quarante ans, j’en suis. Mais il faut garder le sens de la mesure. Or, cette qualité semble n’avoir jamais existé au Ministère des Transports du Québec. À preuve, l’importance absolument disproportionnée que nos élus accordent à la circulation automobile, dans une ville qui est aux prises avec la pollution et la congestion douze mois par année.

    Même les jours de tempête, la majorité des gens prennent leur voiture. L’industrie de l’automobile est une entreprise fort lucrative. Même si les voitures sont de plus en plus écologiques, elles demeurent un fiasco pour notre santé et notre sécurité. Des études montrent qu’à Montréal, haut lieu de culture automobile, la pollution de Montréal donne lieu à 1500 décès prématurés par année, les mères qui vivent près des autoroutes sont plus susceptibles de donner naissance à des bébés de petit poids et en moyenne 5 piétons sont blessés chaque jour.

    On a échappé au meilleur, la dictature de la culture automobile étant toujours au centre  des décisions de Québec. On verra un jour, un Turcot 2 conçu par et pour des automobilistes faisant fi de notre sécurité et de notre qualité de vie.

    Voici encore le vieil engouement du Ministères des Transports du Québec: une ville conçue en fonction de l’automobile.

    On veut en mettre partout. L’idée est mauvaise, assurément, parce que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre s’explique en bonne partie par le transport routier. Mais pourquoi dépenser plus de 3 milliards de dollars pour détruire notre environnement et notre qualité de vie?

    Pourquoi faut-il que ce nouvel échangeur maintienne la capacité routière? Pourquoi ces automobiles, dans une ville où le mobilier urbain est modeste et où les besoins essentiels ne sont même pas assurés? Dans une ville qui a le record de la pauvreté urbaine au Canada et où les effets de l’automobile affectent surtout les plus pauvres?

    Ah! Mais ce sera, dit le Ministère des Transports du Québec, «un projet de développement urbain dans un contexte de développement durable».

    Où est-ce qu’il a vu que ce projet était un projet de développement urbain, le MTQ? Cette caractéristique ne s’applique que dans la tête des fonctionnaires de Québec, il suffit de voir au-delà du green washing pour constater le contraire.

    C’est sympa, un échangeur qui augmente la fluidité, mais nous, les cyclistes montréalais, avons très peur d’en subir les effets.

    Le Collectif Montréal à Vélo


    Au sujet des piétons

    21 septembre 2010

    (Cette lettre a été envoyée à La Presse en réponse à l’éditorial suivant: http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/mario-roy/201009/07/01-4313095-les-pieds-devant.php)

    Bonjour M. Roy,

    Nous avons pris connaissance récemment de votre article Les pieds devant, publié il y a deux semaines sur Cyberpresse. Nous avons pris un moment pour y répondre car nous sommes fermement engagés dans l’organisation du Die-in que vous mentionnez, qui se passe demain. Ceci dit, nous tenons à répondre aux questions soulevées dans votre texte et rendons cette lettre publique car elle nous paraît d’intérêt général.

    Tout d’abord, sachez que nous sommes totalement en accord avec vous sur le fond. Bien que nous soyons un groupe de cyclistes, notre principal objectif est de promouvoir un aménagement urbain à échelle humaine, ce qui implique qu’il soit favorable à la marche au moins autant qu’au vélo. Nous reconnaissons également le principe de la priorité d’accès à la rue aux piétons, après lesquels viennent les cyclistes et les autobus, puis les automobiles. Finalement, vous remarquerez après un peu de recherche sur notre site http://www.dieinmtl.org, que le Die-in est dédié à la mémoire autant des cyclistes que des piétons victimes de l’automobile. En effet, un plus grand nombre de piétons meurt, et chacune de ces morts est tout autant fâchante pour nous que celle d’un ou d’une cycliste. Après tout, nous sommes tous aussi des piétons…

    Ceci dit, nous avons été choqués par plusieurs affirmations contenues dans votre texte. Tout d’abord, votre traitement des statistiques semble être carrément de mauvaise foi pour manquer autant de rigueur. Le fait que quatre fois plus de piétons (environ) soient décédés cette année justifie selon vous que marcher est plus dangereux que rouler en vélo. Plus tard, vous sous-entendez que la police de Montréal fait preuve de relâchement vis-à-vis des cyclistes, qui seraient dangereux pour autrui – et pour la planète! (On aimerait se la faire expliquer celle-là) Et si on admettait l’hypothèse raisonnable qu’il y a tout simplement beaucoup plus de piétons que de cyclistes à Montréal? Après tout, ne sommes-nous pas tous piétons à notre heure, autant les cyclistes que les automobilistes stationnés? Cela n’expliquerait-il pas à merveille qu’ils reçoivent trois fois plus de contraventions et soient impliqués dans deux fois plus d’accidents? (En comptant les blessés grave et majeurs, on a 1353 piétons frappés en 2009, contre 734 cyclistes – SPVM) Même qu’une analyse plus honnête des données semble justement indiquer que les cyclistes sont sur-représentés dans le nombre d’accidentés.

    De plus, l’entêtement qu’on observe dans les médias à rester dans les lieux communs nous empêche d’avancer réellement dans le débat sur la sécurité routière. La semaine dernière encore, une cycliste se faisait happer par un camion à ordures, qui soit dit en passant n’avait rien à se reprocher. (http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/les-patrouilleurs/201009/16/01-4316255-une-cycliste-tuee-par-un-camion-a-ordures.php) Le journaliste en profite pour nous répéter le sempiternel discours sur le port du casque – qui n’a aucun lien avec cet accident bien plus barbare! – et s’aventure à affirmer que « La plupart des accidents sont causés par des cyclistes qui font des entorses au Code de la sécurité routière. » Or, pas besoin de chercher très loin pour trouver les chiffres exacts: 48% des accidents entre cyclistes et automobilistes impliquent une entorse au code de la route… de la part de ce dernier. Les cyclistes sont presque aussi fortement représentés, mais on ne peut définitivement pas parler de majorité! (source: http://www.spvm.qc.ca/fr/securite-routiere/cyclistes.asp)

    Bref, en affirmant que les cyclistes sont ô combien irrespectueux du code de la route, et tellement dangereux pour les piétons, ces « chevaliers du guidon », vous tombez dans la démagogie et les préjugés. Des préjugés qu’on gagnerait à voir se lever, si vous souhaitez réellement que les relations entre piétons et cyclistes s’améliorent. Nous gardons espoir, car contrairement à ce que vous suggérez, la cohabitation entre cyclistes et piétons ne pourra jamais être aussi difficile que celle entre automobilistes et cyclistes, pour une simple question de masse. Un(e) cycliste de 100 kilos roulant à 25 km/h n’est pas un danger public. Une boîte de métal d’une tonne et demie roulant à 50 km/h, malheureusement, en est un.

    Pour terminer, permettez-moi de vous inviter personnellement au Die-in de mercredi. Peut-être y trouverez-vous un discours sensé et une vision d’une ville autant marchable que cyclable. Car lorsque nous enfourchons nos vélos, nous ne sommes rien de plus que des piétons avec des ailes.

    Sincèrement,

    Le collectif Montréal à Vélo


    Die-in 2010

    22 août 2010

    Quand? 22 septembre 2010
    Où? Square Phillips (Ste-Catherine / Union, Métro McGill)
    Quoi? Une démonstration symbolique de la pire conséquence de la culture de l’automobile!

    Pourquoi? Chaque mois, des noms s’ajoutent à la liste des victimes de l’automobile. Quand ce n’est pas lors d’un accident, c’est dû à la pollution. Bien que les conducteurs-trices soient souvent en cause, ce n’est pas toujours le cas – avant tout, c’est la prédominance de la voiture dans l’aménagement et la culture qui est à blâmer.

    Lorsque piétons et cyclistes sont percutés, la version officielle innocente systématiquement l’automobile. Rien ne se passe et bien souvent, la version de la victime (vivante ou non) ne se fait pas entendre. Donnons la parole à ceux et celles qui ne l’ont plus!

    Le Die-in est un évènement symbolique, dénonciateur et médiatisé, à caractère théâtral. Il demande à ses participant-e-s de mimer la mort à une intersection achalandée, afin de symboliser la plus grave conséquence de l’omniprésence de la voiture: notre mort. Venez prendre position!

    Participez à la théâtralité de l’événement en vous maquillant! Comment? Bandages, faux sang, blessures, etc. sont tout à fait désignés, mais pas obligatoires.

    Plus d’informations:
    www.dieinmtl.org

    Affiche Die-in 2010


    La communauté cycliste en deuil

    18 mai 2010

    L’annonce de la mort récente de trois cyclistes à Rougemont nous laisse, comme beaucoup d’autres cyclistes, avec un poids sur le coeur et un bouquet de questions dans la tête.

    Nous levons nos casques à la mémoire de ces trois – disons plutôt six – victimes innocentes, coupables seulement d’avoir emprunté un tronçon de route mal aménagé. Cela nous rappelle que bien que le cyclisme soit en hausse au Québec, et que la question du partage de la route soit sur toutes les lèvres, plusieurs cyclistes risquent encore quotidiennement leur vie en empruntant des routes où la voiture a tous les droits. Soyons clair – nous croyons que ces cyclistes avaient parfaitement le droit de se trouver là et que la problématique fondamentale est celle de l’aménagement. Cette tragédie nous montre que la lutte que nous menons pour un aménagement routier sécuritaire pour le cyclisme utilitaire à Montréal est inséparable de la lutte pour la sécurité des cyclistes partout au Québec. Lorsque notre présence sur les routes, toutes les routes, sera acceptée et que les paroles encourageant l’utilisation du vélo seront appuyées par des changements concrets, peut-être pourrons-nous baisser les armes.

    Aujourd’hui, le Montréal à Vélo souhaite offrir ses sympathies à l’entourage des trois victimes et espère que l’on saura bientôt ce qui s’est exactement passé ce jour-là.

    Demain, notre lutte contre la culture du tout-automobile continuera avec encore plus d’espoir que ce genre d’accident ne se reproduira plus jamais.

    Nous vous invitons à écrire à la Ministre des Transports, Julie Boulet: http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/accueil/joindre/formulaire_ministre
    Des mesures concrètes sont nécessaires pour augmenter la sécurité des cyclistes! Vélo Québec en propose quelques-unes ici: http://www.velo.qc.ca/files/file/VQ09-Securite_routiere.pdf

    Heureusement, parmi tous les propos douteux qui s’échangent au sujet de la responsabilité des cyclistes dans ce genre d’incidents, quelques personnes ont encore la tête à la bonne place… nous vous suggérons par exemple cette chronique de Alain Gravel: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2010/05/17/129172.shtml?auteur=2097


    Des racks à vélos sur les autobus de la STM: c’est pour quand?

    11 mai 2010

    Plus de 85000 autobus en Amérique du Nord sont équippés de supports à vélos repliables à l’avant, qui permettent à deux cyclistes d’emprunter l’autobus avec leurs vélos à l’avant. C’est un système avantageux autant pour les cyclistes récréatifs, qui peuvent aller plus loin avant de commencer à pédaler, que pour les cyclistes utilitaires, qui peuvent compter sur un plan B de transport dans le cas d’une grande fatigue, d’un grand vent ou d’une grande tempête. On peut dire sans craindre de se tromper que de savoir qu’on a l’option de l’autobus peut convaincre des cyclistes potentiel-le-s, surtout ayant un assez long trajet à faire, de choisir le vélo plutôt que l’auto ou le transport en commun.

    autobus équippé

    Un autobus équippé d'un support à vélos

    Or, la STM tarde à aller de l’avant avec cette mesure. On nous annonce que c’est pour cette année, mais le syndicat des employé-e-s de la STM s’acharne à mettre des bâtons dans les roues du projet. Selon eux, un tel arrangement causerait davantage de conflits entre chauffeurs et usagers, bien que les autres grandes villes où ce système a été implanté n’aient jamais rien rapporté de tel. Bref, permettez-nous de douter! Une autre allégation, à l’effet que le système cache les phares, est contournée par une amélioration technique.

    Bref, nous espérons que la STM ira de l’avant rapidement avec ce projet qui a assez tardé! Pour l’encourager à accélérer le pas, le Montréal à Vélo vous invite à faire pression sur Michel Labrecque, grand patron de la STM, pour lui témoigner de la volonté de la communauté cycliste. Le MAV a produit une carte postale simple que vous pouvez imprimer sur du carton et envoyer par la poste directement à son bureau – rien de mieux pour lui rappeler que nous sommes toujours là, nombreux et intéressé-e-s!

    Cliquez ici pour télécharger la carte postale:
    carte_postale_autobus_MAV

    Lisez la question à cet effet posée à la Gazette par un membre du MAV:
    http://www.montrealgazette.com/bike+racks+likely+despite+objections/2790600/story.html


    Encan de vélos du printemps de la ville de Montréal.

    7 mars 2010

    Le fameux encan de vélos de la ville est une occasion unique, quoique peu publicisée, de se procurer des vélos usagés en lots pour pas cher. On ne risque pas de tomber sur du recel puisque tous les vélos ont été saisis (volés?) par la ville, souvent lors du retrait des stationnements publics au début de l’hiver. Une pratique douteuse, certainement… nous ignorons s’il est possible de réclamer son vélo avant l’encan, mais nous espérons fortement que oui.

    Dans tous les cas, voici les informations sur la tenue de cet événement:
    Plus de 100 vélos seront vendus à l’encan le samedi 20 mars,
    à 10h30 au 9805, rue Henri-Bourassa est.
    Henri-Bourassa, autobus 48 ou 89 direction est

    Edit: Si vous cherchez des informations sur les encans futurs de la ville de Montréal, veuillez s’il-vous-plaît vous déplacer à cette adresse. Merci!


    Acheter un vélo usagé à Montréal

    12 octobre 2009

    Avec la rentrée, de nombreux et nombreuses étudiant-e-s étrangers-ères se cherchent un vélo pour se rendre à l’université… sans compter tou-te-s les résidant-e-s de Montréal qui s’en cherchent après un vol ou un accident. Nous avons la chance de disposer a Montréal d’une bonne quantité de vélos assez vieux mais en bon état, qui seront moins chers et sans doute de meilleure qualité qu’un vélo neuf acheté chez Canadian Tire. Nous vous proposons donc ce guide pour vous aider dans l’achat d’un vélo usagé, en trois étapes: cerner vos besoins, trouver un vélo, et le retaper s’il n’est pas en bon état.

    1. Cerner vos besoins

    Les vélos sont répartis en trois grandes catégories: de montagne, de route ou hybrides.

    Contrairement à ce que la mode voulait dans les années 90, les vélos de montagne ne sont pas adaptés à la ville et leur robustesse n’est pas un atout majeur. À-peu-près n’importe quel vélo peut sauter une chaîne de trottoir, et les fourches à suspension sont à éviter à tout prix à moins que le confort soit votre priorité principale. En effet, celles-ci absorbent une bonne part de l’énergie de pédalage et ainsi causent un ralentissement. Une fourche rigide est plus légère et plus rapide mais… plus rigide, donc moins confortable. Finalement, la géométrie des cadres de montagne est conçue pour la montagne, pas pour la conduite dans le traffic. Sachez néanmoins qu’il est possible de mettre des pneus de ville (plus lisses) sur un vélo de montagne et ainsi réduire la friction causée par les pneus à crampons, qui sont eu aussi peu utiles sur l’asphalte.

    Les vélos de route, à l’opposé, accordent la priorité à la performance. Leur principale caractéristique est le fameux guidon recourbé, qui donne plusieurs possibilités de positions, dont une très penchée qui est fort aérodynamique. Ils ont en général des pneus étroits, mais il est là encore possible de les changer pour des pneus « de ville » ou « hybrides »: plutôt lisses et assez larges, ils seront assez rapides tout en absorbant plus les chocs et les vibrations que les pneus très minces. Ce qui ne peut être changé sur la bicyclette est sa géométrie: sur les vélos de route, elle est généralement plus « agressive », ce qui peut se traduire par un triangle arrière plus court, ce qui entraîne une meilleure accélération mais une conduite plus nerveuse, ou par un cadre tout simplement plus long et donc où le ou la cycliste est plus penché-e.

    Un vélo de route

    Un vélo de route

    Finalement, on retrouve sur le marché de plus en plus de vélos hybrides, qui visent à faire un compromis entre les vélos de montagne et ceux de route. Les roues sont grandes, comme sur les vélos de route (700), mais le guidon est droit. La taille des roues a une bonne influence sur le comportement du vélo: les roues de 26 pouces, utilisées sur les vélos de montagne, améliorent l’accélération et la maniabilité du vélo, tandis que les roues 700 (environ 27-28 pouces) ont plus d’inertie, ce qui signifie qu’il faut moins d’énergie pour garder le vélo en mouvement. Pour le transport, ces dernières sont donc un choix plus logique. La géométrie des vélos hybrides classique est plus redressée que celle des vélos de route, ce qui est généralement considéré comme plus confortable. Les vélos « de ville », qu’on pourrait considérer comme les ancêtres des hybrides, ont une position encore plus droite et un guidon qui est courbé vers l’arrière. On en retrouve beaucoup de ceux-là à Montréal, souvent avec un moyeu à trois vitesses internes dans la roue arrière.

    Un vélo de ville

    Un vélo de ville

    En résumé: Trois choses sont à considérer: la taille des roues, qui est inscrite sur le côté des pneus, le type de guidon, et la géométrie du cadre. Les vélos de montagne sont probablement à éviter si vos besoins sont vraiment le transport. Les vélos de route sont les plus rapides mais la position est plus penchée. Et les vélos de ville et les vélos hybrides sont un peu plus pépères mais assez bien adaptés au vélo en ville.

    2. Trouver un vélo

    Quelques sites web:
    montreal.craigslist.ca
    montreal.kijiji.ca
    http://www.lesPAC.com

    Le premier, Craigslist, est de loin supérieur aux autres, ne serait-ce que parce que les vélos sont dans la section « bikes » et non pas dans « sports et loisirs ». En plus, il y a là-bas un grand roulement de vélos usagés à vendre, surtout en ce moment, et beaucoup de vélos vieillots aussi, pas juste du haut-de-gamme récréatif comme on voit sur les sites de petites annonces réguliers. (qui semblent s’adresser au monde de la banlieue)

    Mais attention: les vélos volés abondent! Bien qu’il soit impossible d’être certain qu’on n’achète pas un vélo volé, quelques précautions en réduisent beaucoup le risque. D’abord, n’achetez pas de quelqu’un qui vend une grande quantité de vélos. Sur le web, ça prend la forme d’un vendeur qui annonce un « grand choix » ou une « liquidation » de bicyclettes, ou d’un grand nombre d’annonces différentes mais venant clairement de la même personne – formulation similaire, photos des vélos sur le même fond, etc. On retrouve aussi des « magasins de vélos » avec des dizaines, voire des centaines de vélos entassés dans ce qui n’a pas l’air d’un vrai magasin. Aussi, les revendeurs tendent à vendre leurs vélos trop peu cher, de l’ordre de 50$, même 20$. Surveillez ces indices et vous éviterez d’encourager le très lucratif commerce de vélos volés de Montréal!

    Il existe tout de même un nombre d’organismes à but lucratif ou non qui vendent des vélos recyclés. En voici quelques-uns:
    Vélogik: http://www.cjestlaurent.org/fr/velogik.htm
    Vélo Makak: http://www.velomakak.com

    Un organisme à éviter, et c’est dommage qu’il en soit ainsi, est S.O.S. Vélo, qui fabrique les fameux Écovélos. L’idée est bonne: une entreprise de réinsertion sociale qui recycle des vieux vélos en vélos abordables. Mais à part leur gamme supérieure, qui coûte le prix d’un vélo neuf, leurs produits sont de très mauvaise qualité – ils y mettent des composantes très cheap et en plus ont la fâcheuse habitude d’appliquer de la peinture à la grandeur, ce qui fait sérieusement pester quiconque essaie de les réparer.

    Attendez-vous à mettre environ 80 à 150$ pour un vélo en assez bon état, vous pouvez négocier le prix a la baisse pour chaque élément qui semble nécessiter une réparation ou pour chaque pièce à changer.

    3. Retaper le vélo

    Si vous trouvez un vélo qui vous plaît mais qui n’est pas en bon état, pas de panique! Il existe plusieurs solutions pour le réparer à peu de frais. Nous avons la chance à Montréal de jouir d’un réseau bien développé d’ateliers de vélos dits « communautaires » où, moyennant le prix du membership, des mécaniciens bénévoles peuvent nous aider à réparer nous-même nos vélos avec les outils sur place. De plus, on peut généralement s’y procurer des pièces usagées ou neuves à rabais. Dépendant des endroits, les coûts pour devenir membre oscillent entre 20$ et 50$ par année.

    La majorité de ces ateliers sont affiliés à une université, par contre il en existe plusieurs autres qui ne le sont pas. Le premier atelier de ce genre à Montréal, Right To Move/La Voie Libre, tient sur son liste une liste des ateliers communautaires:
    http://www.rtm-lvl.org/horaire.php#table
    mais il manque sur cette liste BQAM, l’atelier communautaire de l’UQAM:
    http://www.bqam.org

    Avec ces ressources, il devrait être possible de retaper n’importe quel vélo usagé que vous trouvez. Et vous voilà prêt(e) à découvrir la ville sur votre nouvelle monture!

    Amusez-vous bien!


    Édition du Courrier International sur la dépendance à la voiture

    12 juillet 2009

    9 juillet: le Courrier International publie « VroooooOum ! Pourquoi nous restons accros à l’auto », qui analyse notre continuelle dépendance à la voiture.

    • Si la crise de l’industrie automobile nous touche tant, ce n’est pas seulement à cause de ses conséquences économiques et sociales. C’est aussi parce que nous entretenons avec la voiture une relation singulière.
    • Expression ultime de l’individualisme selon la London Review of Books, elle symbolise également la réussite sociale. Ne serait-ce que virtuellement, comme en Chine, où les cols blancs, raconte le Jingji Cankao Bao, s’offrent les véhicules de leurs rêves sur le Net.
    • Mais, pour le magazine autrichien Falter, l’automobile, loin de nous libérer, nous asservit. C’est une drogue, dont on peut toutefois décrocher, comme en témoigne le reportage du Hamburger Morgenpost dans un quartier sans voitures de Hambourg.

    Source: http://www.courrierinternational.com/magazine/2009/975-vrooooooum-pourquoi-nous-restons-accros-a-l-auto
    Magazine en kiosques maintenant, pour le télécharger en ligne:
    http://depositfiles.com/en/files/p68pxjtl3