Le collectif Rosemont-Petite-Patrie lance sa deuxième saison de cyclo-balades citoyennes!

12 mai 2011

Ensemble, pour célébrer la VÉLORUTION avec Rosemont-Petite Patrie à Vélo!

Quoi? Le collectif Rosemont-Petite-Patrie lance sa deuxième saison de cyclo-balades citoyennes!

Quand?: Le SAMEDI 14 MAI à 13h, au Parc Molson (coin Iberville/Beaubien)

Pour la seconde année consécutive, le cyclo-collectif Rosemont-Petite-Patrie à vélo vous invite à prendre part à des randonnées à vélo pour se réapproprier le quartier en explorant différent thèmes de l’écologie urbaine.
Les balades permettent aux citoyen(nE)s de promouvoir ensemble, par une activité physique saine, des déplacements écologiques  plus responsables.  Elles encouragent le partage d’un milieu de vie commun et l’expérience de réflexes communautaires autrement appauvris par l’isolement des villes.
Ce projet vise autant à engager les citoyens dans la découverte et l’amélioration de leur environnement, que la cohabitation sécuritaire des différents modes de transports se partageant la chaussée. Et ce n’est même pas fini!  Des atelier, animations et surprises attendent les participant(e)s à chaque fin de randonnée.

C’Est la vélorution!

VISITEZ NOUS AU http://rpp-velo.blogspot.com

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Le point sur la vente aux enchères

6 avril 2011

À la suite de quelques demandes, nous avons fait un peu de recherche pour pouvoir répondre à cette question populaire: «Quand est le prochain encan de vélos de la Ville de Montréal?»

Malheureusement, la réponse rapide est: «Jamais.» En effet, l’écoulement des biens non-réclamés provenant autant d’évictions de locataires que de la voie publique est depuis 2009 une compétence des arrondissements. La vente aux enchères que vous avez pu voir précedemment annoncée via ce blogue était en fait l’encan de l’arrondissement Ville-Marie, qui « libère » probablement une quantité suffisante de vélos pour faire un encan de temps en temps.

Évidemment, ce transfert de compétence signifie des quantités de biens et de vélos moindres à vendre, et la très grande majorité des arrondissements ont décidé de ne pas tenir d’encan. Ceux qui prévoient en tenir éventuellement sont (cliquez sur les noms pour plus d’informations): Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, Saint-Léonard et Lasalle. Toutes ces infos trouvées dans la banque d’information municipale Sherlock.

Il semblerait que même Ville-Marie ne prévoie pas tenir de vente à l’avenir. Notez aussi que ces encans seront désormais des encans fourre-tout, pouvant éventuellement – chose non garantie – inclure des vélos en quantité intéressante. Et puis ils seront annoncés seulement une semaine à l’avance.

Nous aussi on est déçu-e-s!


Brutalité policière à la dernière masse critique

26 mars 2011

Plusieurs participants de la masse critique du vendredi 25 mars ont rapporté des actions brutales de la part des policiers. Le tout s’est passé vers 18h30 devant le métro Mont-Royal.

Les cyclistes circulaient de façon pacifique quand des voitures de police les ont encerclés. Les cyclistes ont obéi à l’ordre des policiers de se tasser vers la droite et de rouler deux par deux. Ils se sont légèrement tassés vers la gauche pour éviter les voitures stationnées. Un policier aurait averti spécifiquement une des cyclistes de se tasser vers la droite. Elle a ignoré et quelques secondes plus tard, sa voiture l’aurait coupée, puis percutée de facon intentionnelle.

Plusieurs cyclistes ont été embarqués par les policiers, certains parce qu’ils tentaient de filmer les événements. Les policiers auraient menacé les cyclistes qui s’approchaient. Pourquoi une telle violence de la part des policiers ? Les masses critiques, réunions festives de cyclistes, sont habituellement tolérées par les policiers.


L’ouverture des pistes le 1er avril: poisson d’avril?

19 mars 2011

Attention, le printemps arrive à grands pas! La date officielle d’ouverture de la majorité des pistes cyclables de la ville de Montréal est le 1er avril. Du moins, en théorie. On a vu dans les années passées que beaucoup ouvraient avec plusieurs semaines de retard…

Évidemment, il y a des différences d’une piste à l’autre. Celle de Maisonneuve, avec sa séparation en béton, n’a pas besoin de grand chose une fois la dernière neige partie pour être « ouverte »! Par contre des pistes comme Rachel et Brébeuf nécessitent l’installation de centaines de bollards (les poteaux de plastique vert), après le déplacement des voitures stationnées. Pour les bandes cyclables comme celle de Saint-Urbain, il faut impérativement les repeindre sinon elles n’existent tout simplement pas.

Le Montréal À Vélo aimerait savoir comment ça se passe par chez vous! Les pistes sont-elles fonctionnelles dans les temps? Y a-t-il encore des voitures stationnées ou des nids-de-poule? En distingue-t-on encore la peinture après l’hiver?

Il ne faut pas négliger de rapporter tout problème en appelant le 311. Il est facile de tomber dans le cynisme face à la ville mais plus productif de brasser un peu la cage! Quand vous les appelez, n’oubliez pas de demander un numéro de dossier pour effectuer le suivi, et envoyez-nous le! Nous pourrons vous supporter face à l’administration.

***

Springtime is fast coming!  On April 1, many of the City of Montreal’s bike paths officially open. At least in theory.  In recent years, they have opened weeks late.

There’s many kinds of bikeways of course. With its permanent concrete divider, nothing much needs to be done for downtown’s Maisonneuve path to be ‘open’. But for paths like Rachel and Brébeuf, the city installs hundreds of green bollards. For paint-only lanes like St Urbain, the lines need to be repainted or the lane doesn’t really exist.

Montréal À Vélo would like to hear from you! What’s the status of paths in your area? Are they opening on time or late? Are cars parking in the path after its opening date? Are they full of potholes? Is the paint invisible after months of winter?

We also encourage you to report these problems to the city when you see them. It’s easy to be cynical about the City, but more productive to call 311. The squeaky wheel gets the grease!  Make sure to ask them for a dossier number and send that number to us!


Appel de textes: Vélocité édition spéciale

7 décembre 2010

Appel de textes à faire circuler!
Journal cycliste Vélocité + État du vélo utilitaire au Québec

Salutations cyclo-militantes!

Le collectif Montréal à Vélo, en collaboration avec Vélo 4 Saisons, souhaite donner une voix à la cause cycliste telle qu’elle est vécue à travers le Québec. Une édition spéciale du journal Vélocité, consacrée à faire l’état des avancées – et des stagnations – du cyclisme utilitaire dans toutes les villes de la province. Un journal unitaire de nos luttes cyclistes, qui circulerait en format PDF et pourrait être imprimé et distribué par les collectifs locaux ou des individus.

Mais surtout, c’est une chance de se reconnaître, de partager nos cyclofrustrations (et nos cyclojoies!) et de voir que nous ne sommes pas isolés dans nos luttes mais bien que nous travaillons tous et toutes à la même Vélorution!

Nous vous invitons à prendre part à ce grand projet comme vous pourrez! Nous recherchons:

  • Des articles d’environ 1000 mots (surtout!)
  • Des brèves de 500 mots ou moins
  • Des caricatures concernant votre actualité cycliste locale ou nationale
  • Des photos avant-après d’un aménagement de votre région (avec explications)
  • Des récits, poèmes, dessins, statistiques, photo-reportages, de l’autofiction, de la science-fiction, des tristes réalités, joyeuses nouvelles, analyses du mouvement, bref tout ce que vous avez à dire sur le cyclisme utilitaire et le vélo comme transport alternatif à l’automobile!
  • La date de tombée est le 20 décembre pour une parution en janvier.

    Vous pouvez envoyer vos contributions, suggestions, ou tout message à montrealavelo@gmail.com.

    Au plaisir de vous lire!

    le collectif MAV et V4S
    http://www.montrealavelo.org/
    http://www.velo4saisons.org/
    http://www.facebook.com/pages/Montreal-a-Velo/142800639089582


    Un pastiche de Lysiane Gagnon

    14 novembre 2010

    Dans la chronique Abribus de millionnaires, parue dans La Presse le 11 novembre 2010, Lysiane Gagnon dénonce que la ville consacre 14 millions à de nouveaux abribus. Elle s’insurge également de l’importance accordée aux pistes cyclables.

    La chronique de Lysiane Gagnon parle aussi de la nouvelle mouture du projet de réfection de l’échangeur Turcot, qu’elle est soulagée de voir enfin construit par et pour des adultes rationnels. Il paraît plus logique au Collectif Montréal à vélo de dénoncer plutôt ce projet, qui, rappelons-le, représente un investissement de plus de 3 milliards de dollars. Voici donc un pastiche de la chronique de Madame Gagnon.

    Échangeur de milliardaires

    On encourage les transports en commun et les transports actifs, de même que la cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes, et je suis bien la première à m’en réjouir. Mais est-ce une raison pour imposer aux citoyens un échangeur de milliardaires?

    Reconstruire un échangeur vieux de quarante ans, j’en suis. Mais il faut garder le sens de la mesure. Or, cette qualité semble n’avoir jamais existé au Ministère des Transports du Québec. À preuve, l’importance absolument disproportionnée que nos élus accordent à la circulation automobile, dans une ville qui est aux prises avec la pollution et la congestion douze mois par année.

    Même les jours de tempête, la majorité des gens prennent leur voiture. L’industrie de l’automobile est une entreprise fort lucrative. Même si les voitures sont de plus en plus écologiques, elles demeurent un fiasco pour notre santé et notre sécurité. Des études montrent qu’à Montréal, haut lieu de culture automobile, la pollution de Montréal donne lieu à 1500 décès prématurés par année, les mères qui vivent près des autoroutes sont plus susceptibles de donner naissance à des bébés de petit poids et en moyenne 5 piétons sont blessés chaque jour.

    On a échappé au meilleur, la dictature de la culture automobile étant toujours au centre  des décisions de Québec. On verra un jour, un Turcot 2 conçu par et pour des automobilistes faisant fi de notre sécurité et de notre qualité de vie.

    Voici encore le vieil engouement du Ministères des Transports du Québec: une ville conçue en fonction de l’automobile.

    On veut en mettre partout. L’idée est mauvaise, assurément, parce que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre s’explique en bonne partie par le transport routier. Mais pourquoi dépenser plus de 3 milliards de dollars pour détruire notre environnement et notre qualité de vie?

    Pourquoi faut-il que ce nouvel échangeur maintienne la capacité routière? Pourquoi ces automobiles, dans une ville où le mobilier urbain est modeste et où les besoins essentiels ne sont même pas assurés? Dans une ville qui a le record de la pauvreté urbaine au Canada et où les effets de l’automobile affectent surtout les plus pauvres?

    Ah! Mais ce sera, dit le Ministère des Transports du Québec, «un projet de développement urbain dans un contexte de développement durable».

    Où est-ce qu’il a vu que ce projet était un projet de développement urbain, le MTQ? Cette caractéristique ne s’applique que dans la tête des fonctionnaires de Québec, il suffit de voir au-delà du green washing pour constater le contraire.

    C’est sympa, un échangeur qui augmente la fluidité, mais nous, les cyclistes montréalais, avons très peur d’en subir les effets.

    Le Collectif Montréal à Vélo


    Au sujet des piétons

    21 septembre 2010

    (Cette lettre a été envoyée à La Presse en réponse à l’éditorial suivant: http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/mario-roy/201009/07/01-4313095-les-pieds-devant.php)

    Bonjour M. Roy,

    Nous avons pris connaissance récemment de votre article Les pieds devant, publié il y a deux semaines sur Cyberpresse. Nous avons pris un moment pour y répondre car nous sommes fermement engagés dans l’organisation du Die-in que vous mentionnez, qui se passe demain. Ceci dit, nous tenons à répondre aux questions soulevées dans votre texte et rendons cette lettre publique car elle nous paraît d’intérêt général.

    Tout d’abord, sachez que nous sommes totalement en accord avec vous sur le fond. Bien que nous soyons un groupe de cyclistes, notre principal objectif est de promouvoir un aménagement urbain à échelle humaine, ce qui implique qu’il soit favorable à la marche au moins autant qu’au vélo. Nous reconnaissons également le principe de la priorité d’accès à la rue aux piétons, après lesquels viennent les cyclistes et les autobus, puis les automobiles. Finalement, vous remarquerez après un peu de recherche sur notre site http://www.dieinmtl.org, que le Die-in est dédié à la mémoire autant des cyclistes que des piétons victimes de l’automobile. En effet, un plus grand nombre de piétons meurt, et chacune de ces morts est tout autant fâchante pour nous que celle d’un ou d’une cycliste. Après tout, nous sommes tous aussi des piétons…

    Ceci dit, nous avons été choqués par plusieurs affirmations contenues dans votre texte. Tout d’abord, votre traitement des statistiques semble être carrément de mauvaise foi pour manquer autant de rigueur. Le fait que quatre fois plus de piétons (environ) soient décédés cette année justifie selon vous que marcher est plus dangereux que rouler en vélo. Plus tard, vous sous-entendez que la police de Montréal fait preuve de relâchement vis-à-vis des cyclistes, qui seraient dangereux pour autrui – et pour la planète! (On aimerait se la faire expliquer celle-là) Et si on admettait l’hypothèse raisonnable qu’il y a tout simplement beaucoup plus de piétons que de cyclistes à Montréal? Après tout, ne sommes-nous pas tous piétons à notre heure, autant les cyclistes que les automobilistes stationnés? Cela n’expliquerait-il pas à merveille qu’ils reçoivent trois fois plus de contraventions et soient impliqués dans deux fois plus d’accidents? (En comptant les blessés grave et majeurs, on a 1353 piétons frappés en 2009, contre 734 cyclistes – SPVM) Même qu’une analyse plus honnête des données semble justement indiquer que les cyclistes sont sur-représentés dans le nombre d’accidentés.

    De plus, l’entêtement qu’on observe dans les médias à rester dans les lieux communs nous empêche d’avancer réellement dans le débat sur la sécurité routière. La semaine dernière encore, une cycliste se faisait happer par un camion à ordures, qui soit dit en passant n’avait rien à se reprocher. (http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/les-patrouilleurs/201009/16/01-4316255-une-cycliste-tuee-par-un-camion-a-ordures.php) Le journaliste en profite pour nous répéter le sempiternel discours sur le port du casque – qui n’a aucun lien avec cet accident bien plus barbare! – et s’aventure à affirmer que « La plupart des accidents sont causés par des cyclistes qui font des entorses au Code de la sécurité routière. » Or, pas besoin de chercher très loin pour trouver les chiffres exacts: 48% des accidents entre cyclistes et automobilistes impliquent une entorse au code de la route… de la part de ce dernier. Les cyclistes sont presque aussi fortement représentés, mais on ne peut définitivement pas parler de majorité! (source: http://www.spvm.qc.ca/fr/securite-routiere/cyclistes.asp)

    Bref, en affirmant que les cyclistes sont ô combien irrespectueux du code de la route, et tellement dangereux pour les piétons, ces « chevaliers du guidon », vous tombez dans la démagogie et les préjugés. Des préjugés qu’on gagnerait à voir se lever, si vous souhaitez réellement que les relations entre piétons et cyclistes s’améliorent. Nous gardons espoir, car contrairement à ce que vous suggérez, la cohabitation entre cyclistes et piétons ne pourra jamais être aussi difficile que celle entre automobilistes et cyclistes, pour une simple question de masse. Un(e) cycliste de 100 kilos roulant à 25 km/h n’est pas un danger public. Une boîte de métal d’une tonne et demie roulant à 50 km/h, malheureusement, en est un.

    Pour terminer, permettez-moi de vous inviter personnellement au Die-in de mercredi. Peut-être y trouverez-vous un discours sensé et une vision d’une ville autant marchable que cyclable. Car lorsque nous enfourchons nos vélos, nous ne sommes rien de plus que des piétons avec des ailes.

    Sincèrement,

    Le collectif Montréal à Vélo